lundi 5 janvier 2015

Que ta volonté soit faite de Maxime Chattam

Résumé:

   Pour son vingtième roman, Maxime Chattam s’amuse à dresser le portrait d’une petite ville du Midwest américain des années 60 jusqu’au début des années 80, avec pour fil rouge l’évolution de Jon Petersen, un pervers psychopathe, de son enfance jusqu’au point culminant de sa sinistre carrière criminelle. Un roman noir à l’écriture et à l’atmosphère uniques dans la carrière de l’auteur, où tout converge vers un final aussi étonnant qu’imprévisible.

Mon avis:

   Voici un roman bien noir. Maxime Chattam nous plonge dans l'une de ces petites villes du Midwest américain, où tout le monde se connaît et où la religion a une place primordiale dans la vie des gens. 
Pour Jon Petersen elle est à l'origine de son malheur. Né dans le sang et dans la guerre entre luthériens et méthodistes, Jon Peterson est l'incarnation du mal. Dès l'enfance on sent que ce n'est pas un garçon ordinaire. Mais pouvait-il en être autrement? 
   Violent, malsain, rejeté par ses pairs, Jon Petersen ne trouve pas sa place dans cette petite ville rurale. Sa perversité va grandir en même temps que lui. Agression, viols, disparition d'animaux, meurtre ... Carson Mills va connaître une série de violences qui va bouleverser la quiétude de la petite bourgade. Heureusement le shérif de la ville, Jarvis Jefferson, est un coriace. Soupçonnant le jeune Jon Petersen d'y être pour quelque chose mais sans jamais réussir à le coincer faute de preuves, Jarvis Jefferson ne l'oubliera jamais et compte bien résoudre ces affaires avant de tirer sa révérence. 
   Le lecteur va suivre la vie de Jon Petersen pendant une vingtaine d'années. Et tout en lisant, on se demande quand est-ce qu'il se fera coincer. On le déteste, il nous dégoûte toujours plus, s'enfonçant toujours plus profond dans les racines du Mal...
Maxime Chattam parvient à nous tenir en haleine. Même si le personnage est abject, le récit reste addictif. On sait que Jon va aller plus loin, toujours plus loin, on se doute de ce qu'il va arriver mais malheureusement on ne peut rien y faire. Lecteur impuissant, nous attendons avec impatience que le shérif le coince. On se demande même s'il y parviendra et si la vérité éclatera un jour.

   Ce roman est très noir, voire glauque par moment. Quand Jon se comporte comme un pervers psychopathe, en prenant plaisir à faire du mal aux autres, à jouir de leur souffrance, le lecteur est dégoûté, heurté par tant de malfaisance. Certains passages sont vraiment très crus. Le lecteur peut être amené à être mal à l'aise, tant les mots sont forts et transcrivent de façon très juste la perversité de Jon.

   La religion a une place importante dans ce roman. Gardienne de la morale et des mœurs, les croyants, qu'ils soient méthodistes ou luthériens, pensent que leurs actions seront jugées par le créateur. Le poids de la croyance mais aussi des normes sociales, la rumeur et de la réputation sont des thèmes également important dans ce livre.

   Coup de maître ou coup de chapeau (comme vous préférez ^^) pour la fin du roman qui je trouve est très originale. Certains diront peut-être que Maître Chattam a cédé à la facilité mais pour ma part je trouve que le dénouement est bien amené et bien trouvé. Je ne m'attendais pas à cette fin et n'y ai vu que du feu. 

Une excellente lecture comme vous l'aurez compris. Ce n'est pas un coup de cœur juste pour une chose...Jon! Il me dégoûte trop. Je trouve que la narration nous a limite fait être les témoins voire les complices de cet être abject et ça j'ai du mal ^^ 


6 commentaires:

  1. je suis ravie que tu aies aimé ce très très bon roman !!!!

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  2. Il me tarde aussi de le lire .. le porte monnaie lui fait toujours un peu la tête quand je pense "Chattam" ... Comment résister ? ;)

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  3. Il me glace le sang c'est à la fois extrêmement tentant et carrément trop flippant à la fois !

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